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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 16:22

 

Jamais dans l'histoire du Parc, autant de fêtes, aussi diverse, n'auront été organisées. Le 18 janvier 1997, Disneyland Paris célèbra ses cinq ans, faisant de cette année l'année de tous les spectacles. C'était véritablement le moment d'être là.

Petit aperçu d'état de liesse qui ne faisait que commencer.

Depuis l'ouverture du Parc, on n'avait pas connu pareil effervescence. Ce n'est pas tous les jours que l'on a cinq ans! Cette journée était véritablement à marquer d'une pierre blanche dans les annales des grandes festivités de l'année 1997. Mais tout ne s'arrêta pas là, bien au contraire, car Disneyland Paris nous avait concocté, jusqu'à la fin de l'année, des journées dignes des plus grandes folies. Pas un jour ne se ressembla.

 

 

Coup d'Envoi d'un Incroyable Festival des Fleurs

Pour les premiers beaux jours, le Parc revêtit une surprenante parure florale. Unique en son genre, ce premier Festival de toutes les couleurs métamorphosa le Parc en jardin d'Eden. Coloré et parsemé de topiaires, il fût soudainement envahi par mille créatures végétales en forme de personnages Disney qui ne manquèrent pas de nous surprendre aux abords du Château devenu, pour l'occasion, de plus en plus fou.

 

Les artistes de Disneyland Paris ont laissé libre cours à leur imagination (du 12 avril au 15 juin) pour nous transporter dans un univers fantastique, fleuri de nouveau décors, de sculptures audacieuses et de personnages verdoyants inspirés des plus beaux films d'animation de Disney. Un bouquet de 400 000 fleurs à cueillir au plus vite.

UNE CREATION SANS FAUSSES NOTES. Tout a commencé en juin 1996. Artistes et dessinateurs, armés de leurs idées, pinceaux et crayons de couleur, ont imaginé et esquissé des décors floraux. Les ateliers techniques ont pris le relais pour réaliser des maquettes à partir desquelles ont été fabriquées les structures métalliques et l'architecture des décors. Puis, les horticulteurs en liaison avec les artistes et les techniciens, retravaillèrent les concepts en terme de fleurs et de plantes. Enfin, les jardiniers déterminèrent les espèces à utiliser et modelèrent les topiaires (arbres ou arbustes taillés selon les formes variées) et les parterres afin que vive ce feu d'artifice d'idées. C'est ainsi que depuis février 1997, une vingtaine d'hommes et femmes, passionnés et rêveurs, ont réussi à transformer les plus folles images artistiques en décors de plantes animées. Une toile peinte par petites touches, restaurée quotidiennement par la centaine de jardiniers. Le "délire" des uns était devenu, pour nous, une réalité.

 

DES MISES EN SCENE EXTRAORDINAIRES. Ce premier festival nous avait réservé bien des surprises. Si nous nous étions baladé sur Town Square, il fallait faire attention à l'espièglerie des drôles de danseurs endiablés habillés de verdure. Même conseil lorsque nous croisions certaines créatures végétales qui prenaient vie sur notre passage devant Mad Hatter Tea Cups. Et ne soyons pas surpris de croiser autruches et hippopotames un peu fous aux alentours de It's a Small World. Fantasyland était envahi, quant à lui, par une cascade d'orchidées.

 

 

Eté Musical et Sportif

 

Tandis que le Festival des Fleurs battait son plein, le multiplex Gaumont, situé à quelques mètres du Parc, ouvrait ses portes début mai. Huit salles de cinéma dont la grande salle (700 places) étaient équipée du plus grand écran d'Europe. De quoi attiser la curiosité des cinéphiles. Rockers, fêtards et noctambules, il fallait retenir nos week-end du mois de juin à Disney Village, car ils seront tous dédiés à une musique du monde. Chacune des soirées résonna selon une tonalité différente : country (du 6 au 8 juin), flamenco (du 13 au 15 juin). Evènement qui draina dans son sillage de fabuleux concerts, une pléthore de stars et d'invités surprises. Et, début juillet, Disneyland Paris nous offrit un spectacle pyrotechnique totalement nouveau. Une mise en scène sophistiquée avec pas moins de 1200 explosions en cinq minutes. Une véritable pluie d'étoiles filantes qui avait pour thème Le Bossu de Notre-Dame. Enfin, le Parc accueilli les 26 et 27 juillet les coureurs du Tour de France, qui, après avoir parcouru un contre la montre individuel en Seine-et-Marne, partèrent de Main Street USA pour l'ultime étape des Champs-Elysées.

 

Château Fou : les dessous d'une Aventure Royale

 

Avec ses masques, ses chapeaux de carnaval multicolores... le Château Fou a donné le coup d'envoi à une année de folie. Un incroyable patchwork de couleurs et de formes qui ne s'est pas fait d'un coup de baguette magique. Vous en doutez? Voyez plutôt.

 

 

Le Château s'est métamorphosé de la tête au pied. Ses tours, d'ordinaire sages et pures, coiffées de gigantesques bonnets à grelots se parent de motifs bigarrés. Les donjons goguenards arborent leurs masques issus du Carnaval des Fous tandis que sa porte est désormais flanquée d'un blason frappé d'un énorme 5 en l'honneur des cinq ans du Parc. Et, dès que le jour décline, le Château Fou se met soudain à scintiller de mille feux. Un coup de folie qui aura mobilisé plus d'une centaine de personnes.

 

UN CALCUL MINUTIEUX. Dix mois ont été nécessaires pour étudier la faisabilité de ce délire créatif. Prise au vent, poids, ajustements... tout a dû être pensé et calculé au millimètre près avant que les structures soient réalisées en polyester, résine ou fibre de verre par les ateliers de construction navale de Lorient, Nantes et Vannes. Le poids total de ce matériel représentait près de 60 tonnes, aussi vous imaginez aisément que le transport des éléments n'a pas été une mince affaire. Quant au chapeau, il a été monté par une grue d'une capacité de 380 tonnes spécialement déplacée du Havre. Il fallait bien ça pour hisser ses 9 tonnes dans un rayon de 50 mètres et à 50 mètres de hauteur.

 

ET LA NUIT DONNA ENFIN JOUR AU CHÂTEAU FOU. Dès que la nuit faisait son apparition, deux grues de près de 200 tonnes et deux nacelles de 38 et 60 mètres de haut prenaient possession du Parc en vue d'assembler les pièces du Château. Poser des structures métalliques de plusieurs tonnes sur les hautes tours du château était un exercice périlleux.

Ce défi nécessita également le concours d'ouvriers-alpinistes qui, à coup de haute voltige et d'acrobaties spectaculaires, fixèrent les fameux bonnets à grelots. Il fallait faire, en plus, avec le froid du mois de janvier. Lorsqu'il faisait déjà moins huit degrés au sol, il en faisait presque moins dix-huit tout en haut de la nacelle... .

 

Une drôle d'aventure et un travail minutieux que nous avons réalisé, malgré les conditions climatiques extrêmes, en trois semaines!

Par Bambi - Publié dans : 1997
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