Jamais dans l'histoire du Parc, autant de fêtes, aussi diverse, n'auront été organisées. Le 18 janvier 1997, Disneyland Paris célèbra ses cinq ans, faisant de cette année l'année de tous les spectacles. C'était véritablement le moment d'être là.
Petit aperçu d'état de liesse qui ne faisait que commencer.
Depuis l'ouverture du Parc, on n'avait pas connu pareil effervescence. Ce n'est pas tous les jours que l'on a cinq ans! Cette journée était véritablement à marquer d'une pierre blanche dans les annales des grandes festivités de l'année 1997. Mais tout ne s'arrêta pas là, bien au contraire, car Disneyland Paris nous avait concocté, jusqu'à la fin de l'année, des journées dignes des plus grandes folies. Pas un jour ne se ressembla.
Coup d'Envoi d'un Incroyable Festival des Fleurs
Pour les premiers beaux jours, le Parc revêtit une surprenante parure florale. Unique en son genre, ce premier Festival de toutes les couleurs métamorphosa le Parc en jardin d'Eden. Coloré et parsemé de topiaires, il fût soudainement envahi par mille créatures végétales en forme de personnages Disney qui ne manquèrent pas de nous surprendre aux abords du Château devenu, pour l'occasion, de plus en plus fou.
Les artistes de Disneyland Paris ont laissé libre cours à leur imagination (du 12 avril au 15 juin) pour nous transporter dans un univers fantastique, fleuri de nouveau décors, de sculptures audacieuses et de personnages verdoyants inspirés des plus beaux films d'animation de Disney. Un bouquet de 400 000 fleurs à cueillir au plus vite.
UNE CREATION SANS FAUSSES NOTES. Tout a commencé en juin 1996. Artistes et dessinateurs, armés de leurs idées, pinceaux et crayons de couleur, ont imaginé et esquissé des décors floraux. Les ateliers techniques ont pris le relais pour réaliser des maquettes à partir desquelles ont été fabriquées les structures métalliques et l'architecture des décors. Puis, les horticulteurs en liaison avec les artistes et les techniciens, retravaillèrent les concepts en terme de fleurs et de plantes. Enfin, les jardiniers déterminèrent les espèces à utiliser et modelèrent les topiaires (arbres ou arbustes taillés selon les formes variées) et les parterres afin que vive ce feu d'artifice d'idées. C'est ainsi que depuis février 1997, une vingtaine d'hommes et femmes, passionnés et rêveurs, ont réussi à transformer les plus folles images artistiques en décors de plantes animées. Une toile peinte par petites touches, restaurée quotidiennement par la centaine de jardiniers. Le "délire" des uns était devenu, pour nous, une réalité.
DES MISES EN SCENE EXTRAORDINAIRES. Ce premier festival nous avait réservé
bien des surprises. Si nous nous étions baladé sur Town Square, il fallait faire attention à l'espièglerie des drôles de danseurs endiablés habillés de verdure. Même conseil lorsque nous croisions certaines créatures végétales qui prenaient vie sur notre passage devant Mad Hatter Tea Cups. Et ne soyons pas surpris de croiser autruches et hippopotames un peu fous aux alentours de It's a Small World. Fantasyland était envahi, quant à lui, par une cascade d'orchidées.
Eté Musical et Sportif
Tandis que le Festival des Fleurs battait son plein, le multiplex Gaumont, situé à quelques mètres du Parc, ouvrait ses portes début mai. Huit salles de cinéma dont la grande salle (700 places) étaient équipée du plus grand écran d'Europe. De quoi attiser la curiosité des cinéphiles. Rockers, fêtards et noctambules, il fallait retenir nos week-end du mois de juin à Disney Village, car ils seront tous dédiés à une musique du monde. Chacune des soirées résonna selon une tonalité différente : country (du 6 au 8 juin), flamenco (du 13 au 15 juin). Evènement qui draina dans son sillage de fabuleux concerts, une pléthore de stars et d'invités surprises. Et, début juillet, Disneyland Paris nous offrit un spectacle pyrotechnique totalement nouveau. Une mise en scène sophistiquée avec pas moins de 1200 explosions en cinq minutes. Une véritable pluie d'étoiles filantes qui avait pour thème Le Bossu de Notre-Dame. Enfin, le Parc accueilli les 26 et 27 juillet les coureurs du Tour de France, qui, après avoir parcouru un contre la montre individuel en Seine-et-Marne, partèrent de Main Street USA pour l'ultime étape des Champs-Elysées.
Château Fou : les dessous d'une Aventure Royale
Avec ses masques, ses chapeaux de carnaval multicolores... le Château Fou a donné le coup d'envoi à une année de folie. Un incroyable patchwork de couleurs et de formes qui ne s'est pas fait d'un coup de baguette magique. Vous en doutez? Voyez plutôt.
Le Château s'est métamorphosé de la tête au pied. Ses tours, d'ordinaire sages et pures, coiffées de gigantesques bonnets à grelots se parent de motifs bigarrés. Les donjons goguenards arborent leurs masques issus du Carnaval des Fous tandis que sa porte est désormais flanquée d'un blason frappé d'un énorme 5 en l'honneur des cinq ans du Parc. Et, dès que le jour décline, le Château Fou se met soudain à scintiller de mille feux. Un coup de folie qui aura mobilisé plus d'une centaine de personnes.
UN CALCUL MINUTIEUX. Dix mois ont été nécessaires pour étudier la faisabilité de ce délire créatif. Prise au vent, poids, ajustements... tout a dû être pensé et calculé au millimètre près avant que les structures soient réalisées en polyester, résine ou fibre de verre par les ateliers de construction navale de Lorient, Nantes et Vannes. Le poids total de ce matériel représentait près de 60 tonnes, aussi vous imaginez aisément que le transport des éléments n'a pas été une mince affaire. Quant au chapeau, il a été monté par une grue d'une capacité de 380 tonnes spécialement déplacée du Havre. Il fallait bien ça pour hisser ses 9 tonnes dans un rayon de 50 mètres et à 50 mètres de hauteur.
ET LA NUIT DONNA ENFIN JOUR AU CHÂTEAU FOU. Dès que la nuit faisait son apparition, deux grues de près de 200 tonnes et deux nacelles de 38 et 60 mètres de haut prenaient possession du Parc en vue d'assembler les pièces du Château. Poser des structures métalliques de plusieurs tonnes sur les hautes tours du château était un exercice périlleux.
Ce défi nécessita également le concours d'ouvriers-alpinistes qui, à coup de haute voltige et d'acrobaties spectaculaires, fixèrent les fameux bonnets à grelots. Il fallait faire, en plus, avec le froid du mois de janvier. Lorsqu'il faisait déjà moins huit degrés au sol, il en faisait presque moins dix-huit tout en haut de la nacelle... .
Une drôle d'aventure et un travail minutieux que nous avons réalisé, malgré les conditions climatiques extrêmes, en trois semaines!

La plus jolie des indiennes revient à Disneyland Paris. Les visiteurs ont plébiscité l'année dernière le spectacle inspiré de "Pocahontas, une légende indienne" et sa mise en scène digne d'une production hollywoodienne. Invités à participer au tournage du film, ce sont d'abord les plus téméraires des spectatteurs qui se sont retrouvés sur la scène, pris dans le tourbillon de l'aventure. Puis, moins impressionnés, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir interprêter le rôle que leur propose le réalisateur. C'est donc pour le plus grand plaisir de tous que les tipis de Frontierland vont de nouveau accueillir Pocahontas et John Smith. A l'issue du spectacle, sans doute se trouvera-t-il de nombreux adhérents Passeport Annuel à pouvoir chanter "l'air du vent" avec les héros d'une après midi indienne. C'était le rendez-vous de 4 représentations, tous les jours jusqu'au 7 septembre 97 sur la scène de Chaparral Stage, à Frontierland.
Disney, du premier Mickey jusqu'à Hercule.
Il est 22h30, le soleil s'est couché sur Disneyland Paris. La magie de la nuit illumine Main Street, U.S.A. : c'est un spectacle électroluminescent unique en son genre qui débute. Les chars de la parade électrique vont défiler devant nous, au rythme des musiques des films Disney. La fée bleue, vêtue d'une immense jupe bouffante a pris la tête d'une des plus populaires attractions saisonnières de la planète, en exclusivité mondiale à Disneyland Paris.
un squelette souriant, mais l'histoire, vous la vivez tout au long des 22 scènes qui se déroulent autour de vous. Les personnages qui représentent le mal ont toujours eu une grande importance dans les films de Walt Disney. Songez à Cruella, dans les 101 Dalmatiens, Maléfice dans la Belle au Bois Dormant ou encore au Capitaine Crochet. Nous ne citons pas ces dessins animés au hasard : c'est en effet leur animateur, Marc Davis, que Walt Disney choisit à l'époque pour responsable de cette attraction. Entouré d'une équipe d'Imagineers, il fit évoluer le projet initial en un véritable spectacle plein d'humour.
utilisant les technologies les plus modernes, des Audio-Animatronics. La bande-son guide la création du personnage. Le geste, la mimique sont dessinés d'après elle. "Parle, canaille, où est le trésor ?" Hurle le Capitaine, et de jeter le gouverneur dans le puits... . Grâce au codage des programmes, 27 fonctions pour les mouvements du corps, 13 autres pour le visage, 10 encore pour les doigts, pas un mouvement dont les personnages ne soient capables. Les années passant, de nouvelles technologies sont mises en oeuvre, jusqu'à la dernière génération qui se trouve à Disneyland Paris.
Hercule, une comédie épique, une histoire d'amour, une aventure au mille rebondissements, le 35e dessin animé des Studios Disney sera sur les écrans dès novembre. La mythologie grecque vous sera révélée sous un nouveau jour : humour irrésistible, animation spectaculaire, musique et chansons aux rythmes effrénés.
Alice Dewey, producteur du film, raconte comment dès 1994, toute l'équipe des animateurs était enthousiasmée par le projet. Allier l'exotisme des centaures, des muses et des satyres à la verve des réalisateurs John Musker et Ron Clements, auteurs du fameux Aladdin, quel pari ! Leur sens de l'humour, leur passion du dessin animé allaient faire d'une légende une comédie hilarante. Après avoir écumé les bibliothèques et les collections d'antiquités grecques, les réalisateurs avaient sous la main de quoi raconter la légende d'Hercule avec le plus grand respect. Ils décidèrent aussitôt un voyage en Grèce et en Turquie, en compagnie des artistes clés du film. Tout revinrent persuadés d'avoir vécu au temps d'Hercule, des images plein la tête et 13 000 photographie dans leurs valises.
John Musker et Ron Clements souhaitaient pour leur film un esprit du plus pur "cartoon" : un peu moins de réalisme, un zest d'exagération. Ils ont donc appelé le célèbre caricaturiste du "New Yorker" Gerald Scarfe à la supervision du graphisme d'Hercule. De la même façon que le caricaturiste Al Hirschfeld avait inspiré le design d'Aladdin, sa ligne audacieuse et expressive a travaillé le dessin des animateurs. "Tous tâchaient de dessiner comme lui !" assure Ron Clements.
De son côté, le compositeur Alan Menke concoctait les chansons et musiques dont il a le secret. Le compositeur des musiques de la Petite Sirène, d'Aladdin et du Bossu de Notre-Dame s'est inspiré de la musique afro-américaine. Les muses, qui chantent les aventures d'Hercule à la manière d'un Gospel, sont époustouflantes d'énergie.
A demi-mortel, Hercule doit devenir un héros afin de rejoindre ses pairs sur le Mont Olympe. Armé d'une farouche détermination et d'un éclair envoyé par Zeus, Hercule décide Philoctète, l'entraîneur des héros, à le former. Phil emmène son nouvel élève à Thèbes. Acablée d'incendies, de tremblements de terre et de monstres, la ville a grand besoin d'un héros. De combats en combats, Hercule va vivre mille aventures et connaître la belle Megara, quik lui révèlera la force de son coeur. 700 animateurs et techniciens ont participé à la création d'Hercule. Il faut noter parmi eux l'équipe de Walt Disney Feature Animation (France). Comme elle avait participé au Bossu de Notre-Dame, l'équipe du studio de Montreuil a réalisé les 12 minutes finales d'Hercule, où le héros descend aux Enfers et combat les titans déchaînés.
La douzaine de nouvelles techniques mises en oeuvre a laissé l'essentiel entre les mains de l'équipe d'animation. "Il n'y a pas d'effets spéciaux, Hercule lutte vraiment corps à corps avec une tornade, le film tout entier est un seul, unique, énorme, effet spécial !"
Le demi-dieu grec était sur les écrans en novembre, star parmi les stars des productions Disney. Bien des surprises accompagnaient la sortie du film. Et bien sûr, les héros d'Hercule étaient à Disneyland Paris.
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